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   La ballerine. (0 commentaire)
[30/07/2008 17:40]



 

 

La ballerine.

 

 

Elle pose, rigide sur sa tige,

Attends que le ressort exige,

De sa musique cristalline,

Que s’éveille la ballerine.

 

Du bout de ses chaussons rose,

Toucher le sol elle n’ose,

Car elle connait son destin,

Tourner sur elle même sans fin.

 

Quand la boite s’ouvre, elle s’anime,

Elle tourne, tourne son triste mime,

Elle voit bien quand elle y songe,

Que l’existence n’est que mensonge.

 

Elle crie dans le silence,

L’impossible évidence,

L’immobile existence,

D’une poupée de faïence

 

Dans sa spirale infinie,

A son manège assujetti,

Elle croit apercevoir,

Quelque chose dans son miroir.

 

Elle attend et désespère,

Dans sa course délétère,

Que chacun de ses tours,

Lui apporte enfin l’amour.

 

Ombre sur l’étagère,

Le cœur en montgolfière,

Soldat de pacotille,

A l’amour banderille,

 

Je rêve de la toucher,

De la bruler d’un seul baiser,

J’exhorte mon corps d’étain,

A devenir enfin humain.

 

Sa peau presque opaline,

Mes ombres la dessinent,

Et ses yeux en aquarelle,

Me hante et m’ensorcelle.

 

Mais mon cœur de plomb,

Dans sa boite en carton,

Figé à tout jamais,

Pleure mille regrets.

 

Didier.

IMGP6458.JPG

 

 





   Jazz (0 commentaire)
[26/07/2008 15:10]

 

Jazz

 

Un air de jazz déambule,

Comme un triste noctambule.

Au fond de mon verre,

Pétillent encore quelques bulles.

 

Il faut que je quitte ce bar,

Ou le piano joue bien trop tard.

Je demande un dernier verre,

A un serveur dans le miroir.

 

Dehors la rue m’attend,

Humide et froide en arrière plan.

Les lampadaires jouent sur mes verres,

Eclaboussant de mille diamants.

 

Tiens,  je crois bien qu’il pleut,

Des gouttes  tombent du haut  des cieux.

D’un geste rageur j’essuie mes verres,

Le long de mes joues coulent  mes yeux.

 

Un air de jazz qui se traine,

Comme une musique cubaine,

Je voudrais boire encore un verre,

Y noyer illico  l’atroce migraine.

 

Tourne la clé, pousse la porte,

Les pièces vides vont en cohortes.

Sur la table basse traine un verre,

A coté dort  un mot en feuille morte.

 

L’écriture y  est fine et si légère,

C’est la tienne mon intime étrangère.

Dans le reflet clinquant du verre,

Brille ta colère, ciel à l’envers.

 

Je ne lis que quelques mots,

Les derniers, oui c’est idiot.

Puis vide le fond de verre,

Quitte la pièce,  puis le studio.

 

La gare, le train puis le wagon,

A ton départ, des tas de raisons,

Dans ma poche non pas de verre,

Mais tes mots  en confession.

 

Didier.

village.jpg






   Une larme (1 commentaire)
[22/07/2008 18:16]

Une larme.

 

 

 

     Une larme coule,
trace son chemin,
instant d'amour salé
au creux de ton chagrin.


Une larme scintille
à l'orée d'un regard,
animal à coquille,
colimaçon des espoirs.


Une larme s'étire,
traçant sur ma peau,
dans un dernier soupir,
l'aube du jour nouveau.

Didier

pluie.jpg






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